1 août 2021
XVIIIe dimanche du Temps Ordinaire
Année B
Le pain de Jésus, avec sa parole, nous font passer sur l’autre rive : du vieil homme à la créature nouvelle, créée dans la sainteté véritable.
Ex 16,2-4.12-15; Ps 77 (78); Ep 4,17.20-24; Jn 6,24-35
Au désert des tentations, Jésus avait refusé de transformer les pierres en pain. Il avait répondu au Tentateur en citant le Deutéronome : « L’homme ne vit pas seulement de pain, mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu» (Mt 4,4; cf. Dt 8,3). Aujourd’hui, Jésus n’hésite pas à partager le pain pour rassasier de pain non pas sa propre faim, mais celle des foules. Si, tout autant que du pain, nous nous nourrissons de la parole de Dieu, ce n’est pas seulement notre corps que nos fortifierons, mais encore notre esprit et notre liberté. Saint Paul le rappelle aux Ephésiens : si nous écoutons le Christ et nous laissons instruire par lui, alors nous pourrons quitter l’homme ancien et revêtir l’homme nouveau, «créé selon Dieu, dans la justice et la sainteté véritables». Le pain que Jésus nous donne est un pain qui demeure dans la vie éternelle justement parce que non seulement il nourrit notre existence, mais la transforme, en la faisant passer de la logique du vieil homme qui «se corrompt en suivant ses passions trompeuses», à celle de l’homme nouveau, qui ne se corrompt pas mais demeure au-delà de la mort, parce qu’elle participe à la justice et à la sainteté que Dieu lui offre à travers son pain et sa parole. Les foules cherchent Jésus, mais se rendent compte qu’il n’est plus là où il les a rassasiées; elles le trouvent «de l’autre côté du lac». Ce passage à l’autre rive a un sens symbolique : le pain de Jésus nous fait passer sur l’autre rive, du vieil homme à la créature nouvelle.
Commentaire de la Communautè de Dumenza
Traduction de f. Christophe Vuillaume, Monastère Masina Maria – Mahitsy (Madagascar)