27 Septembre 2020
XXVIe Dimanche du Temps Ordinaire
Année A
Chez aucun des deux fils de la parabole on ne trouve le “oui” si spontané de Jésus, mais il nous donne la possibilité d’entreprendre le chemin de la conversion.
L’hymne des Philippiens 2 célèbre le mystère du Fils de Dieu qui épouse notre condition d’hommes, en se mettant à la dernière place, celle d’un esclave, où, non seulement il obéit au Père, mais encore il se soumet aux hommes, jusqu’à la mort de la croix, qui était réservé en particulier, dans l’empire romain, aux esclaves. C’est de cette place-là qu’il nous embrasse tous en vérité, sans que personne ne soit exclu de sa miséricorde. Comme le rappelle le Cardinal Kasper au cours du consistoire de février 2014, «Aussi bas que l’homme puisse tomber, il ne pourra jamais tomber hors de portée de la miséricorde de Dieu». Accueillir la miséricorde signifie croire que la converison est possible et que, comme le rappelle Ezéchiel, elle est le chemin de la vie. Publicains et prostituées nous précédent aussi dans le Royaume de Dieu, parce qu’ils sont devenus pour tous un modèle à suivre, par leur disponibilité à accueillir l’heureuse annonce de leur salut et à se laisser radicalement transformer par lui. Les deux fils de la parabole vivent tous deux une obéissance imparfaite. En aucun des deux on ne trouve le « oui », entier et spontané qu’a donné Jésus, le Fils obéissant. Mais Jésus ne présume pas que nous donnerons un “oui” comme le sien; il nous demande plutôt d’entreprendre avec confiance le chemin de patience et de persévérance de la conversion.
Commentaire de la Communautè de Dumenza
Traduction de f. Christophe Vuillaume, Monastère Masina Maria – Mahitsy (Madagascar)