16 Novembre 2025
XXXIIIe Dimanche
du Temps Ordinaire
Année C
Malachie annonce le Jour du Seigneur : la justice et la paix pour les humbles, le feu purificateur et l’engagement vigilant pour les croyants.
LE JOUR VIENT
Le passage de Malachie qui ouvre la liturgie eucharistique de ce dimanche décrit le Jour du Seigneur, c’est-à-dire le jugement divin sur l’histoire de l’humanité. Ce jour-là, Dieu inaugurera son Royaume de justice et de paix dans un monde totalement renouvelé. À certains égards, notre prophète anticipe le chant du Magnificat, où les puissants seront déposés de leurs trônes et les humbles seront élevés. La logique mondaine qui exalte les orgueilleux et ceux qui commettent des iniquités sera donc complètement renversée. La vraie béatitude sera destinée aux pauvres, aux marginalisés, à ceux qui souffrent de la violence. En un mot : à ceux qui adorent le nom de Dieu, c’est-à-dire à ceux qui craignent le Seigneur (cf. Ml 3,20). Mais attention, prévient Malachie, ce jour-là sera comme un feu qui purifiera la maison d’Israël, mais aussi le monde lui-même. Bref, le prophète veut ébranler l’apathie du peuple. Le Dieu d’Israël est un Dieu exigeant, incorruptible, qui ne se laisse pas reléguer confortablement au ciel et encore moins s’émouvoir de l’encens. L’attente de ce jour, cependant, ne doit pas être une anxiété apocalyptique et encore moins une résignation à l’histoire, avec tous ses maux. L’avènement du jour du Seigneur doit trouver le croyant à l’œuvre, sereinement engagé dans les divers contextes de la vie, confiant en son Dieu et Père.
Seigneur Jésus,
qui nous appelle à être dans le monde
signe de la transcendance de ton Royaume,
à nous préserver de toute ambiguïté et de tout compromis
avec le pouvoir meurtrier des ténèbres.
Garde-nous purs du mensonge,
fidèles à ta Parole de vérité,
Fermes et persévérants
en attendant ton retour,
Quand toi, étoile radieuse du matin,
Tu brilleras au plus profond de nos cœurs
et nous, en robes blanches de résurrection,
nous chanterons des hymnes de victoire
à la fidélité éternelle de ton amour.
Commentaire de d. Sandro Carotta, osb
Abbazia di Praglia (Italie)
Traduction de f. Christophe Vuillaume,
Monastère Masina Maria – Mahitsy (Madagascar)