27 décembre 2020
Sainte Famille
Année B
Aujourd’hui, notre regard s’arrête sur la foi d’un grand nombre de personnages. Une famille, pour respirer et vivre, doit s’insérer dans un large tissu de relations.
La célébration de la Sainte Famille tourne notre regard vers de multiples figures qui toutes soulignent la place de la foi, comme le fait la Lettre aux Hébreux, scandée par ce refrain «par la foi… par la foi…». Le regard s’arrête non seulement sur Marie, Joseph et Jésus, mais aussi sur Abraham, Sara, Siméon, Anne. Il y a là une suggestion importante : pour respirer et ne pas mourir d’asphyxie, la vie d’une famille, a besoin de s’insérer dans un tissu de relations plus ample, de rencontres belles et profondes, de sentir qu’elle est soutenue par la foi et la proximité humaine de beaucoup d’autres. Il en fut ainsi pour Marie et Joseph, qui ont mieux compris le dessein de Dieu, et ont entrevu quelque chose de plus sur leur fils, en méditant ce que leur ont dit de lui Anne et Siméon. Cette attitude devient plus nécessaire encore dans les moments de crise, quand nous peinons à déchiffrer la volonté de Dieu. La première lecture nous parle d’Abraham qui n’a pas vu s’accomplir la promesse d’une descendance. Dieu l’a sorti de la crise en l’invitant à lever les yeux vers le ciel pour contempler les étoiles, en nombre incalculable. Le projet de Dieu est infiniment plus grand que l’espérance d’Abraham. Cependant, nous devons contempler non seulement les étoiles mais encore le visage des autres, écouter leurs paroles, car ce n’est pas un regard intimiste, replié sur soi, mais un regard large et accueillant qui nourrira nos rapports familiaux ou communautaires.
Commentaire de la Communautè de Dumenza
Traduction de f. Christophe Vuillaume, Monastère Masina Maria – Mahitsy (Madagascar)