24 Mai 2020
Ascension du Seigneur
Année A
Elevé au ciel, Jésus révèle la communion qu’il a instaurée entre ciel et terre. Dieu est dans ce ciel avec tous ceux qui peuvent désormais être en communion avec lui.
Matthieu ne raconte pas l’ascension de Jésus au ciel, mais la rencontre du Ressuscité avec les Onze. L’expression « être élevé» provient de la première lecture, tirée des Actes des Apôtres, qui invite cependant les disciples d’hier et d’aujourd’hui, à ne pas fixer le ciel, mais à attendre le Seigneur qui viendra “de la même manière que vous l’avez vu s’en aller au ciel”, c’est-à-dire en promettant le don de l’Esprit qui conférera aux disciples la force d’être les témoins de la Pâque jusqu’aux extrémités de la terre. En Matthieu aussi, le Ressuscité envoie les Onze faire des disciples « de toutes les nations ». L’Ascension est le signe du caractère universel que prend la seigneurie du Ressuscité, qui demeure cependant la seigneurie du Serviteur, de Celui qui a donné sa vie pour que tous aient en lui la vie. «Tout pouvoir m’a été donné au ciel et sur la terre” : l’universalité de la mission est fondée sur cette communion entre le ciel et la terre, que la Pâque de Jésus a réalisée et que l’Ascension révèle maintenant. Jésus monte au ciel parce que c’est là que se trouve le Père, dans ce ciel qui touche, communique et peut être contemplé de tout endroit sur la terre. Il n’est pas dans un temple, dans un peuple, sur une terre, dans une tradition ; il est partout et tous sont ses enfants. Le disciple doit aller jusqu’aux extrémités de la terre parce qu’il n’y a plus de terre, de personne, de situation qui ne puisse être le lieu de sa présence et de communion avec le Père, en Jésus, qui reste avec nous pour toujours et partout.
Commentaire de la Communautè de Dumenza
Traduction de f. Christophe Vuillaume, Monastère Masina Maria – Mahitsy (Madagascar)