22 août 2021
XXIe dimanche du Temps Ordinaire
Année B
C’est seulement quand on demeure dans une relation personnelle avec Jésus, comme le fait Pierre, en le tutoyant, que nous pouvons accueillir sa parole comme une parole de vie.
Jos 24,1-2a.15-17.18b; Ps 33 (34); Ep 5,21-32; Jn 6,60-69
«Ces paroles sont dures; qui peut les écouter ?». «Seigneur, à qui irions-nous Tu as les paroles de la vie éternelle». Le long discours à la synagogue de Capharnaüm se conclut sur cette réaction contradictoire d’un grand nombre de disciples qui abandonnent Jésus, et de Pierre qui, au nom des Douze, décide de rester. Nous sommes ainsi conduits à nous situer face à ces deux réactions opposées : les paroles de Jésus sont-elles dures ou sont-elles paroles de vie ? Si nous relisons le long discours de la synagogue de Capharnaüm, on s’aperçoit que certains discutent des paroles de Jésus ou murmurent contre lui sans jamais entrer vraiment dans un dialogue authentique et personnel avec lui. Seul Pierre sait le faire en le tutoyant : «Seigneur… tu as les paroles…». Il est probable que Pierre n’ait pas tout compris des paroles de Jésus. Il n’y parviendra qu’après la Pâque. Cependant, il a compris l’essentiel : ce qui compte, c’est de rester avec Jésus, de demeurer dans cette relation personnelle avec lui. C’est seulement ainsi que nous pouvons accueillir sa parole comme un événement vital. De même qu’entre un époux et son épouse l’amour conduit à ne plus faire qu’un seul corps, c’est dans notre communion à Jésus, en devenant un seul corps avec lui, dont nous sommes membres, que nous pouvons comprendre pleinement ce qu’il nous dit, ces paroles qu’il prononce, et surtout cette Parole qu’il est lui-même.
Commentaire de la Communautè de Dumenza
Traduction de f. Christophe Vuillaume, Monastère Masina Maria – Mahitsy (Madagascar)